FEUILLE DE ROUTE

Très bien de dire sa colère lorsqu’un EHPAD passe les bornes dans sa façon de s’occuper des ses résidents et qu’il ne ressemble plus alors qu’à l’antichambre sordide de la fatalité humaine.

C’est très bien Madame la Ministre, mais cela ne suffit pas. Il faut agir, prendre son bâton de pèlerin et mettre en pratique ce que l’on a dit : systématiser les contrôles inopinés, veiller à l’application rigoureuse des règles de bien-traitance des Âgés. Là, dans ces établissements qui se doivent par leur nature même d’être des havres auxquels les plus faibles et les plus vulnérables se posent quelle que fut leur vie.         Ils ont droit à cela sans autres raisons que celle du poids des ans. C’est de leur vivant leur Panthéon à eux, celui que nous leur devons.

Et puis, il y a d’autres lieux où il faut se rendre avec la même détermination d’imposer le respect dû à la dignité des personnes. Vous le savez, c’est dans ces usines-bunkers où l’on prend soi-disant soin des faibles, où l’on dit qu’on les protège ; ces lieux, associations tutélaires, missionnant des cohortes de délégués qui n’ont pas moins de soixante « dossiers à gérer » – c’est le terme qu’ils emploient- dont il n’émane que froideur et inhumanité.                                                                                                 Tuteurs, curateurs, dont on ne fera pas ici le détail que vous connaissez des manquements auxquels ils se livrent quotidiennement sans vergogne et qui sont de la même veine que ceux commis à Bessenay.                                                                         Refus de soins, maltraitances financières qui vont de la négligence à la spoliation et qui dans tous les cas mettent en souffrance et en réclusion des fragiles, avec ici comme ailleurs de surcroît et si cela ne suffisait pas, cette culpabilisation insidieusement infligée.

Cessez d’inaugurer de nouveaux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes dans tous les recoins des campagnes de France pour placer des contrats d’avenir. Ce job, ce n’est pas le vôtre, laissez le au Ministre de l’Emploi ou de l’Économie, ou même à l’hôte de Matignon. Changez la feuille de route.

Un commentaire pour FEUILLE DE ROUTE

  1. Tirel dit :

    Je n’ai pas trouver vos coordonnées pour vous joindre, or je cherche une association qui soit motivée par le problème, qui ait force de représentation pour infléchir les tendances définitivement. Nous sommes dans une société de « réseaux souterrains » où beaucoup de choses s’organisent. Un critère d’observation de ces communications souterraines, est le manque de cohérence entre les éléments quand ils sont recoupés.

    Aussi, pour avoir été confrontée à ces dysfonctionnements et y être toujours confrontée, voici mes propositions : que les outils de notre société, très abondants, soient mis au service de ces personnes vulnérables pour soutenir le corps judiciaire, dans l’exercice de la justice, soit en la circonstance, les juges des tutelles, afin d’aider à vérifier et contrôler les « risques de conflits d’intérêts sur les territoires » par différents dispositifs :
    a) Pour le juge : obligation d’un choix de tuteur hors territoire d’influence des membres de la famille concernée, et que ce tuteur ait tous les diplômes d’Etat et de formation continue requis.
    b)Pour les tuteurs:
    – une obligation à formation initiale validée par un diplôme d’Etat: autant en matière de santé, de vieillissement et de handicap de la personne (médical et psychologique), du droit de la famille, que du droit des successions, que du périmètres d’interventions de leur champs de compétences (juristes, notaires), que de leurs obligations de confidentialité vis à vis des tiers aux familles, que de leur rôle de médiateurs au sein des familles et non de diviseurs (juristes).
    – une obligation de formation continue sanctionnée par des examens, et des organismes indépendants.
    – un contrôle continu de compétences des tuteurs en matière de suivi santé des personnes protégées, par des organismes indépendants,
    – un contrôle du respect des affaires successorales des familles, sans enfreinte des droits successoraux ( par les notaires des ayants droits)

    c) pour les familles:
    – Qu’un seul membre de cette famille qui désire faire appel, ne soit plus menacé de sanction financières s’il fait appel d’une décision du T.I.(ce qui vient de m’être écrit dans la dernière décision du juge) ce qui revient à inciter les gens à renoncer à ce droit s’ils n’ont pas les moyens de prendre ce risque financier, donc à manifester une justice inéquitable.
    – Pour ce faire, qu’il y ait un système de recours, en parallèle, et en contre-pouvoir, permettant à toute personne concernée, de faire appel, en cas de doutes sur une situation dangereuse ou à risques, relative à la personne sous tutelle ou/et à ses cohéritiers.
    – Pour ce recours, une association pourrait obtenir une double lecture de la situation litigieuse et douteuse et procéder à la demande de recours au T.I., pour défendre le point de vue et l’inquiétude de cette personne.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s